Une pluie de pétrodollars venue stimuler l’immobilier et le tourisme marocain

Une pluie de pétrodollars venue stimuler l’immobilier et le tourisme marocain

investmaroc.jpg La méditerranée a le vent en poupe ; les investisseurs du monde entier s’y bousculent. Avec en prime une toute récente attractivité de la partie sud du bassin, constate le réseau euro méditerranéen des agences de promotion des investissement (ANIMA) dans son dernier rapport.

Les pays du Golfe ont investis cette année massivement au maroc et les conséquences du 11 septembre y sont pour beaucoup.




Le Maroc se positionne en quatrième place sur 13 pays : Il s’en sort bien et a même réussi à gagner deux places par rapport à 2005 avec un montant injecté de 5,4 milliard d’euros. D’ailleurs sur 26 investissements supérieurs à un milliard d’euros annoncés en 2006, quatre concernent le maroc.

Les pays du Golfe ont investis cette année massivement au maroc et les conséquences du 11 septembre y sont pour beaucoup. Depuis les attentats contre New York et Washington, la hausse du pétrole a continué sa course, les pétromonarchies ont des sommes colossales à investir et ils ont les plus grandes difficultés à placer leur argent dans les pays occidentaux.

Du coup, les pays du Golfe se tournent désormais vers des pays  » frères  » comme le Maroc ; le roi Mohammed VI entretenant par ailleurs d’excellents rapport avec ses homologues princiers du Moyen-Orient. Leurs émissaires défilent dans les grandes villes du pays, l’immobilier et le tourisme sont leurs préférences et pas une semaine ne se passe sans que l’on apprenne le lancement d’un nouveau projet.

En tête des investisseurs : Les Émirats arabes unis, l’Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït et Bahreïn. Les chiffres annoncés donnent le tournis et bien que quelques peu surévalués, le phénomène est bien réel. Pour la seule année 2007, les investisseurs directs étrangers (IDE) au Maroc devrai s’élever à près de 3 milliards de dollars (contre 500 millions de dollars par an au milieu des années 90). Les deux tiers de cette somme proviennent de l’Union européenne et le dernier tiers des pays du Golfe. Les Européens (Français et Espagnol en tête) conservent donc leur premier rang d’investisseurs étrangers au maroc mais pour combien de temps ?  » Les investisseurs arabes sont en hausse de façon continue. En 2008, je prévois que l’Europe et les pays du Golfe seront à égalité « , déclare Hassan Bernoussi, directeur des investissements au ministère marocain des affaires économiques et générales.

En attendant les entreprises Émiraties raflent les plus gros projets, le géant Emaar vient de donner le coup d’envoi d’une importante station touristique non loin de Tanger, baptisée ‘Tinja’ : Une véritable petite ville, avec 2500 maisons de grand luxe, des clubs de sport, des hôtels, des magasins… Au final, un milliard de dollars d’investissement. Mais le groupe Emaar ne s’arrête pas la et projette, début 2008 de s’occuper du réaménagement de la corniche de Rabat (12 milliard de dollars sur sept ans), de construire une station de ski à Oukaïmeden et de mener trois autres projets touristiques, notamment du côté de Marrakech.

 » L’objectif du Maroc est d’atteindre les 10 millions de touristes en 2010 (contre 6 millions en 2005). Nous devons augmenter rapidement notre capacité d’accueil ; grâce aux investisseurs du Golfe, nous sommes en passe de réussir notre pari  » souligne Hassan Bernoussi

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